UltraSoC instille la parade aux cyberattaques directement dans le silicium des puces-systèmes SoC

[EDITION ABONNES] Le britannique UltraSoC, qui s’est fait un nom sur le marché des IP d’instrumentation, de débogage et d’analyse de traces pour puces-systèmes SoC, a développé, sous le nom de Bus Sentinel, une solution matérielle utilisable pour détecter, bloquer et classer des cyberattaques ...dans un large éventail d’applications, des véhicules aux robots industriels en passant par les produits d’électronique grand public.

Bus Sentinel, explique la firme d’outre-Manche, permet aux concepteurs de SoC de contrôler l’accès à des zones sensibles de leurs puces via la détection et le blocage instantanés des transactions douteuses et l’établissement d’un profil longue durée des opérations système afin de sécuriser le SoC contre les cybermenaces courantes et futures.

Dans le détail, la solution d’UltraSoC consiste à intégrer dans le silicium de la puce un système de surveillance indépendant qui vérifie en continu que le SoC fonctionne de la façon attendue et qui repère un comportement anormal, potentiel indicateur d’une brèche de sécurité. Constitué de filtres, de compteurs et de temporisateurs, le module Bus Sentinel contrôle en particulier le bus interne d’une puce-système et observe la manière dont interagissent les sous-blocs interconnectés au sein du composant. A ce titre, il peut être configuré pour détecter des types de transaction spécifiques comme, par exemple, lorsqu’un processus tente d’accéder aux registres du contrôleur mémoire à n’importe quel instant autre qu’au moment du réamorçage système, ou lorsqu’un processus tente d’accéder à une zone mémoire protégée sans disposer des privilèges nécessaires.

Comme Bus Sentinel est implémenté dans le silicium, assure UltraSoC, il peut répondre en temps réel dans un laps de temps de quelques microsecondes au lieu des millisecondes nécessaires aux mesures traditionnelles de réduction des menaces. Il s’avérerait aussi très difficile à contourner ou à déjouer et serait même capable de bloquer les attaques de type zero-day que les concepteurs de puces n’ont pas anticipées. Le module peut aussi être utilisé pour lancer des actions destinées à éviter la propagation de l’attaque ou pour gérer l’enregistrement d’événements au sein d’une « boîte noire ».

Bus Sentinel est également doté d’unités de stockage où peuvent être enregistrées des données utilisables par les filtres lors de l’identification de futures transactions, ou des informations statistiques enrichies en concertation avec l’infrastructure globale UltraSoC. Informations que pourra traiter un moteur d’analyse embarqué ou qui pourront être relayées vers un système d’analyse dans le nuage afin de « profiler » le système et produire une « signature » d’un comportement normal, bâtie sur les nombreuses instances de la puce-système déployées sur le terrain. De quoi permettre au système de lutte contre les menaces de s’adapter à des cyberattaques en évolution rapide, assure UltraSoC.

Le module Bus Sentinel du Britannique, qui s’accommode de n’importe quel bus interne et qui prend déjà en charge les bus Arm APB, AHB, AXI-4 et ACE, sera disponible au cours du premier trimestre 2020.   

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