Le français Crocus va doubler la densité mémoire des microcontrôleurs sécurisés… à taille identique

La société française Crocus Technology, qui a développé sous le nom de MLU (Magnetic Logic Unit) une technologie de mémoire magnétique MRam compatible Cmos particulièrement fiable et endurante, vient de prendre la tête ...d’un projet dont le but est de développer le premier microcontrôleur sécurisé doté d’une architecture MLU « multibit ». En adossant sa technologie MLU à une architecture mémoire multiniveau, Crocus a la volonté de doubler la densité mémoire par zone sur une puce unique sans modifier la taille de l’élément. Avec deux avantages à la clé : la compacité du microcontrôleur pour une intégration facilitée et une plus grande flexibilité dans l’ajout de nouvelles fonctionnalités.

Pour mémoire, la société française tient à rappeler que les éléments sécurisés sont aujourd’hui basés sur des mémoires flash ou Eeprom qui ne stockent qu’un bit par cellule et que Crocus sera donc la première du marché à lancer un produit intégrant une cellule mémoire multibit. Une technique qui n’existe pour l’heure que dans des sous-systèmes de stockage autonomes de type Nand ou NOR. Du nom de Multismart et soutenu notamment par le pôle de compétitivité SCS, le projet mené par les équipes d’ingénieurs de Crocus à Rousset réunit aussi Gemalto, le Lirmm (Laboratoire d’informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier) et l’IM2NP (Institut Matériaux Microélectronique Nanosciences de Provence).

Gemalto prévoit de développer un nouveau système d’exploitation pour les fonctionnalités spécifiques au multibit, tandis que les deux laboratoires vont tester, qualifier et caractériser le produit final, un microcontrôleur comportant un élément sécurisé en l’occurrence. Applications visées : les communications NFC, les transactions sécurisées et l’Internet des objets.