National Instruments poursuit son engagement dans la 5G en participant au projet européen Crowd

[SPECIAL ABONNES] National Instruments et la 5G, c’est du sérieux ! La société américaine, spécialiste des systèmes d’instrumentation et de test modulaires, participe au projet de recherche européen Crowd, pour Connectivity management for ...eneRgy Optimised Wireless Dense networks. Intégré au septième programme-cadre de l'Union européenne, ce projet planche sur les futurs réseaux cellulaires à très haut débit combinant, d'un côté, des cellules à forte densité de points d’accés qui répondent à des besoins de trafic intense (gares, aéroports...) et, de l'autre, des cellules moins denses qui offrent une couverture fiable pour les utilisateurs à forte mobilité. En d’autres termes, les fondements technologiques de la 5G.

A ce titre, National Instruments va apporter son savoir-faire tant au niveau des équipements de test RF, en particulier avec ses modules de front-end RF, qu'au niveau des plates-formes à radio logicielle SDR (Software Defined Radio). Pour James Kimery, directeur de la recherche en RF et communications chez National Instruments, « la densification du réseau nécessite des techniques d’auto-organisation avancées afin de gérer les interférences. Un des buts du programme Crowd est justement de développer les algorithmes pour les couches supérieures du réseau afin de gérer cette complexité accrue, liée à la densification des cellules ». 

Cette annonce s’inscrit chez NI dans une volonté de travailler de manière affirmée sur ce sujet. La société a participé au rassemblement du 3GPP Radio Access Network Working Group qui a eu lieu à Dresde en août 2014 et où elle a présenté ses prototypes de systèmes 5G et LTE aux membres du groupe de travail. Rappelons que le 3GPP, 3rd Generation Partnership Project, est une initiative à l’échelle mondiale de collaboration entre plusieurs organismes de normalisation en communications mobiles qui prend désormais en charge le GSM, l’UMTS et le LTE. Parmi ses membres, on trouve notamment Alcatel-Lucent, BlackBerry, Deutsche Telekom, Ericsson, Motorola, Nokia, Orange, Sony et Telefonica, mais aussi AT&T, Huawei, InterDigital, Intel Mobile Communications, Nokia Networks, NTT DoCoMo, Qualcomm, Samsung, Telecom Italia et Vodafone.

En matière de 5G, National Instruments travaille par exemple (en collaboration avec l’université de Lund) sur des prototypes de systèmes multi-antennaires de type Massive MIMO avec une centaine d'antennes au niveau de la station de base. La société explore également l’approche dite mmWave (millimeter Wave) de la 5G dans les bandes de fréquence 28, 38 et 72 GHz en collaboration avec l’université de New York. Dans le même ordre d'idée, elle participe aussi au projet européen MiWaveS qui envisage l’usage du spectre hertzien dans les bandes de fréquence 60 GHz et 71-86 GHz pour atteindre des débits de plus de 10 Gbit/s sur les réseaux de collecte 5G (entre les stations de base et l’infrastructure proprement dite) et de proposer des accès mobiles jusqu’à 5 Gbit/s. National Instruments est par ailleurs impliqué dans l'édification des futures couches PHY/MAC des interfaces radio cellulaires de la 5G ou le test des têtes radio déportées (Remote Radio Head) et des “small cells”.