Mené par Kontron, le projet de R&D Canopée veut optimiser le refroidissement des systèmes embarqués

Financé au titre du dernier FUI (Fonds unique interministériel) dans le cadre du 18e appel à projets, le projet de recherche appliquée Canopée, pour Contrôle actif d’un drain à calories pour l’électronique embarquée, vise à ...repenser la manière de refroidir les systèmes embarqués utilisés dans des applications critiques (aéronautique, Défense, ferroviaire, spatial…) et caractérisées par des contraintes fortes en termes de durée de vie (typiquement au-delà de 15 ans). Tout ce qui peut contribuer à faire baisser le taux de défaillance de ces systèmes s'avère donc très important. Et, parmi les pistes étudiées, l’optimisation des technologies de refroidissement qui permettent de ménager les composants, et donc d’augmenter leur longévité, n’est pas à négliger.

D’où le projet Canopée dont l'objectif est d'évaluer et de développer une technologie de drain thermique actif à partir d’une technologie mise au point au sein des universités de Toulouse et d’Aix-Marseille et baptisée OnduloTrans. Il s’agit d’un système d'échange de chaleur basé sur un canal rectangulaire réalisé dans un matériau caoutchouteux, transportant un liquide, et capable de se déformer en temps réel pour optimiser les transferts thermiques. Dans cette approche, l'une des parois est soumise à un flux de chaleur tandis que l’autre est déformée par un actionneur piézoélectrique selon une fonction sinusoïdale.

Co-labellisé par les pôles de compétitivité Pegase et Aerospace Valley, ce projet sera conduit par Kontron Modular Computers. Rappelons que cette entité française de Kontron est issue du rachat en 2007 par la firme allemande de la société Thales Computers, à l’époque filiale à 100% du groupe Thales mais créée en 1987 à Toulon sous le nom de Cetia. L’établissement possède notamment des compétences fortes dans le domaine des cartes industrielles (VME, VPX) et dans celui des architectures Power pour les marchés de la Défense, de l’aérospatial et du transport.

Parmi les autres sociétés impliquées dans ce projet financé à hauteur de 2,3 millions d’euros (dont 1 million d’euros d’aides publiques), on notera la présence d'Intel et des PME françaises Epsilon Ingénierie, Serma Technologies et Egide.