Eclairage : les interrupteurs sans fil se passent aussi... de piles !En matière d’éclairage, les interrupteurs sans fil ont tout pour plaire. D’installation aisée puisqu’on peut les placer n’importe où, ils évitent de tirer des fils électriques dans la maison. De quoi satisfaire les nuls en bricolage ...et les maîtresses de maison promptes à montrer les dents aux malotrus qui oseraient abîmer la ravissante tapisserie fraîchement posée. L’intérêt pour les interrupteurs sans fil devrait néanmoins monter encore d’un cran avec des modèles… sans pile tels que ceux mis au point par le français Arveni (dont L’Embarqué a tracé un portrait en 2013).
A chaque appui du doigt, le convertisseur transforme l'énergie mécanique en énergie électrique suffisante pour alimenter la radio. A l’autre bout de la liaison, un télérupteur temporisé peut alors éteindre ou allumer l’éclairage en AC ou DC à chaque fois qu’un interrupteur Arveni est actionné. Ce télérupteur peut même servir d'extension à une installation existante déjà équipée d’un télérupteur classique. Il fonctionnera alors en mode bouton poussoir avec génération d'une impulsion électrique. Le convertisseur breveté d’Arveni se distingue par sa capacité à afficher en impulsionnel des rendements de l’ordre de 80%, soit six à douze fois mieux que d’autres produits disponibles sur le marché, affirme la société. Côté communication, le Français a préféré implémenter son propre protocole radio pour ses interrupteurs sans fil grand public.
Gratuit et disponible en open source toutefois, le protocole BFree (également dénommé Sarah pour Smart Radio Protocol by Harvesters for Building Automation) exploite la bande des 868 MHz, s’appuie sur une modulation FM 2-FSK et supporte des débits jusqu’à 125 kbit/s. Dynamique, la longueur des trames de données utiles (entre 0 et 255 octets) est inscrite dans les messages eux-mêmes, ce qui autorise la communication bidirectionnelle, l'envoi de grandes quantités de données, la sécurisation du message (AES128), etc. Selon Arveni, n’importe quel société ou particulier peut mettre en œuvre le protocole sans licence, l’objectif in fine étant pour la société française de créer un écosystème de produits interopérables BFree. A suivre donc !
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