NXP relie les tags NFC au microcontrôleur LPC via l'interface I2C et s’ouvre de nouveaux marchés

En associant sur un même support un tag NFC passif avec son interface sans fil, une interface filaire I2C (pour la connexion à un microcontrôleur) et une mémoire Eeprom, NXP ouvre la voie à une utilisation très élargie ...de la technologie de communication en champ proche NFC. Bien au-delà en tout cas des applications traditionnelles liées aux transactions financières. Une voie qu’avait déjà tracée STMicroelectronics en 2013 avec ses étiquettes-mémoires M24SR.

Objectif de cette approche : permettre à l'utilisateur d'un smarphone doté d’un contrôleur NFC actif d'interagir avec de très nombreux appareils électriques et électroniques (machines à laver, réfrigérateurs, fours à microondes, compteurs d’énergie, imprimantes…) et autres vêtements intelligents du futur. La solution NTAG I2C de NXP, que la société avait montrée en avant-première sous forme de prototype sur le salon Embedded World 2014, offre ainsi la possibilité, par exemple, de télécharger directement une notice d’utilisation sur un smartphone, d’obtenir des informations de maintenance d'appareils ménagers ou de commander ces derniers à distance de manière optimisée, etc. Bref, de fournir aux fabricants la possibilité de proposer des services innovants et riches aux utilisateurs de leurs appareils. Le tout en tirant parti des smartphones existants qui, pour la plupart, intègrent désormais une puce NFC active.

« Ce tag NFC de nouvelle génération est un complément naturel de notre gamme de microcontrôleurs LPC, très utilisés dans le monde de l’électroménager, commente Ross Bannatyne, responsable de la ligne des microcontrôleurs pour marchés de volume chez NXP. Et il va ouvrir le champ à des applications inédites pour les consommateurs. »

D’un point de vue technologique, le NTAG I2C est compatible avec la norme ISO 14443A et respecte les spécifications Tag Type 2 du NFC Forum. Il dispose d’un mode “pass-through” spécifique, via une mémoire tampon SRam de 64 Ko, qui permet de gérer des communications bidirectionnelles entre le circuit NFC et une application dans le cloud ou une interface homme/machine. Le circuit supporte aussi le récent SDK (Software Development Kit) de la technologie de carte à puce Mifare, conçu pour fournir un accès facilité aux applications Java de bas niveau, et pour faciliter les développements sous Android. L’interface I2C fonctionne en mode standard à 100 kHz ou en mode rapide à 400 kHz. Enfin, une connexion prévue vers des systèmes externes de récupération d’énergie ambiante (energy harvesting) permet d’alimenter la communication avec un microcontrôleur à basse consommation, sans avoir recours à une batterie externe.