A l’occasion du salon CES qui s’est tenu à Las Vegas début janvier, le géant du cosmétique L'Oréal a tenu à montrer ses premières avancées dans l’utilisation des technologies du numérique et de l’embarqué dans le domaine ...du bien-être et de la santé. Des innovations explorées au travers de son incubateur de solutions numériques Connected Beauty, basé aux Etats-Unis dans la Silicon Valley. L’un des objets présentés par le groupe français àsur le CES est un patch électronique, commercialisé sous le nom My UV Patch, qui s’attaque aux problèmes posés par une trop forte exposition aux rayons ultraviolets. Car, au-delà du célèbre coup de soleil qui gâche régulièrement le début des vacances d’été, une dose trop importante de rayons UV reçus est globalement néfaste pour la peau : vieillissement prématuré, apparition de taches brunes, voire parfois développement de cancers cutanés.
D’une dimension de 2,5 cm2 pour une épaisseur de 50 micromètres (soit celle d’un cheveu), ce patch en forme de cœur intègre à à la fois des capteurs de mesure du niveau de radiation des rayons ultraviolets reçus et une puce NFC pour la communication des données à un smartphone ou une tablette. Une intégration réalisée grâce à une collaboration étroite avec la société américaine MC10, spécialiste de l'électronique flexible ultrafine. En fait les capteurs sont constitués de colorants photosensibles qui jouent le rôle de dosimètres et qui changent de couleur en fonction de la dose d'UV reçue.
Il suffit ensuite de prendre en photo le patch pour que l'application chargée sur son smartphone puisse analyser les données recueillies. Elle indique alors si l'on a été trop exposé, avec des conseils ad hoc pour mieux se protéger. Ce patch étanche peut se porter plusieurs jours, sur le dos de la main par exemple, donnant ainsi une bonne idée de l’exposition réelle aux UV, lissée dans le temps. Finie la peau d’écrevisse !
