Automatisation du bâtiment : la base installée d’équipements connectés va croître de 33% par an d’ici à 2022[EDITION ABONNES] La base installée de capteurs, actionneurs, modules, passerelles et autres équipements connectés déployés au sein de systèmes d’automatisation d’immeubles « intelligents » à usage professionnel était estimée à fin 2018 à 151 millions d’unités. ...Une base installée qui, selon Berg Insight, devrait bon an mal croître de 33% par an pour atteindre 483 millions d’unités en 2022. Selon la société d’études, 4,5 millions de ces « objets » étaient reliés au cloud via un réseau de radiocommunication cellulaire, un nombre qui devrait se hisser à hauteur de 19,4 millions en 2022, pour une progression moyenne de 44% par an. Les ventes de dispositifs et équipements connectés sur ce créneau du l’Internet des objets du bâtiment (BIoT) ont généré un chiffre d’affaires de plus de 1,2 milliard de dollars en 2018, ajoute Berg Insight qui anticipe une croissance moyenne du marché de 21% par an à hauteur de pratiquement 2,7 milliards de dollars en 2022. Parmi les solutions d’automatisation du bâtiment, ce sont le contrôle d’accès et la sécurité, la protection incendie, le chauffage, la ventilation et la climatisation (HVAC), ainsi que la gestion des ascenseurs et des escalators, qui s’arrogent les plus grosses parts du gâteau en termes d’unités vendues. S’y distinguent des équipementiers comme Assa Abloy, Avigilon, Amag Technology, HID Global, Comark, Tyco, Albireo Energy, Cimetrics, Delta Controls, Engie Insight, Silvair, Kone, Otis, Schindler et ThyssenKrupp, détaille la société d’études. Le tout peut être contrôlé au travers de systèmes de gestion technique du bâtiment (GTB) tels que ceux fournis par des sociétés comme ABB, Honeywell, Johnson Controls, Schneider Electric, Siemens et United Technologies. Les solutions les plus récentes, ajoute Berg Insight, mettent à profit de nouvelles technologies comme l’Internet des objets (IoT), le Big Data, l’informatique en nuage, l’analyse de données, l’apprentissage profond et l’intelligence artificielle afin de répondre aux contraintes d’économie d’énergie, de réduire les dépenses opérationnelles, d’améliorer le confort des occupants et de coller à des régulations et à des standards de durabilité de plus en plus stricts. « Nous constatons une évolution majeure qui commence à toucher particulièrement les nouvelles constructions où le principal objectif n’est plus de réduire les coûts mais d’apporter des fonctionnalités qui améliorent l’expérience utilisateur et qui modifient la façon dont usagers et bâtiments interagissent, indique Alan Varghese, analyste en charge de l’IoT chez Berg Insight. Il n’y a plus une seule application phare pour le bâtiment intelligent mais une combinaison de cas d’usage qui tirent profit de l’IoT, des capteurs et de la connectivité pour permettre la personnalisation des espaces dans les bureaux et les salles de conférence en fonction du niveau d’occupation et des préférences des personnes présentes, garantir une mobilité efficace dans l'ensemble du bâtiment et faciliter la localisation et le déplacement des occupants, le tout à partir de plates-formes mobiles. Plus important encore, les solutions de bâtiment intelligent sont désormais capables d’anticiper les besoins de chaque individu. » |