L’Imec a conçu un radar ultrasobre pour la détection de présence dans les bâtiments intelligents[EDITION ABONNES] L’Imec, le laboratoire belge de recherche en nanoélectronique et en technologies numériques, a développé un émetteur/récepteur radar pour détection de présence qui se distingue par une sobriété exceptionnelle. Avec une consommation inférieure à 1 mW, ...soit cent fois inférieure aux solutions existantes selon l’Imec, ce radar est capable de percevoir même les micromouvements générés par la respiration humaine et les battements de cœur, et ce jusqu’à une distance d’une quinzaine de mètres. L’annonce en a été faite à l’occasion de la conférence ISSCC 2019 (International Solid-State Circuits Conference) qui se tient du 17 au 21 février à San Francisco. Les performances de la réalisation du laboratoire belge en feraient une solution idéale pour les applications bas coût et alimentées sur batteries de détection de présence et de comptage de personnes dans les immeubles de bureaux, les hôpitaux et les sites industriels. L’émetteur/récepteur radar 8 GHz à ultralarge bande (UWB) de l’Imec est compatible avec les régulations spectrales FCC et Etsi applicables à la technologie UWB (avec un rayonnement limité à -41 dBm/MHz) et sa densité d’énergie est bien inférieure au niveau de bruit des équipements professionnels communément utilisés. Dès lors, assure l’Imec, le radar peut être mis en œuvre en toute sécurité 24/7 pour la détection de présence humaine sans conséquences sur la santé. Gravé en technologie Cmos 40 nm standard, l’émetteur/récepteur radar, dont la puce ne mesure que 1,8 x 1,8 mm, a en fait été développé par les équipes du Holst Centre (Imec Netherlands) à Eindhoven (Pays-Bas). Selon le laboratoire, les radars ont plusieurs avantages sur les caméras pour la détection de présence, le suivi de personnes et la classification d’activités. Outre le fait qu’ils sont garants de l’anonymat des personnes détectées, ils sont en effet plus robustes aux conditions de sous-éclairage et peuvent détecter des micromouvements. Ils étaient toutefois encore trop consommateurs et exigeaient jusqu’ici des technologies de semi-conducteurs onéreuses. Un état de fait auquel la réalisation de l’Imec pourrait mettre un terme. |