En novembre, la CMR 2015 va chercher de nouvelles fréquences pour les communications mobiles[SPECIAL ABONNES] Du 2 au 27 novembre prochains, la Conférence mondiale des radiocommunications, réunion internationale qui se tient tous les trois ou quatre ans et dont les travaux débouchent sur un document qui a valeur de traité, ...va réviser le cadre réglementaire qui régit au niveau mondial les radiocommunications, les affectations de fréquences et les orbites de satellites au niveau mondial. La CMR-15 a du pain sur la planche. Elle a notamment un mois pour trouver des fréquences additionnelles à affecter à des services de communication mobile à large bande en expansion rapide et ce au moment où la 5G se profile à l'horizon 2020. Dans ce cadre, la bande UHF comprise entre 470 MHz et 694 MHz, aujourd’hui attribuée à titre primaire à la radiodiffusion hertzienne, et la bande C - et plus particulièrement les fréquences comprises entre 3,4 (ou 3,6) GHz et 4,2 GHz affectées pour l'heure aux services satellite - seront sur la sellette. La bande L (1,3-1,5 GHz), sous-utilisée du fait de l'absence du décollage du marché de la radio numérique, sera aussi soumise à la question, tout comme la bande 2,7-2,9 GHz, actuellement réservée à la navigation aérienne civile et militaire et à la localisation par radar des systèmes de contrôle du trafic aérien. D’autres travaux d’importance attendent à Genève les représentants des gouvernements. Ainsi la CMR-15 prévoit de nouvelles attributions au service d’exploration de la Terre par satellite, afin de fournir à terme des images radar à plus haute résolution pour améliorer la surveillance de l’environnement à l’échelle mondiale. La Conférence évaluera aussi les besoins en fréquence pour le secteur aéronautique liés à l’utilisation d’aéronefs sans pilote et autres drones et à la mise en place de communications hertziennes entre équipements d’avionique, l’idée étant de remplacer les câblages lourds et coûteux déployés dans les avions par des communications sans fil. Toujours au-dessus de nos têtes, la CMR-15 compte attribuer des bandes de fréquence aux systèmes à satellites large bande et plus particulièrement aux stations terriennes placées à bord de plates-formes mobiles comme les navires ou les aéronefs, le but étant, via l’amélioration des procédures de coordination, d’accroître l’efficacité d’utilisation du spectre et des orbites de satellites. Des négociations sont également prévues pour attribuer des fréquences aux radars haute résolution à courte portée destinés aux systèmes de prévention des collisions à bord des automobiles. |