NXP lance une carte de développement pour son microcontrôleur “crossover” intégrant un commutateur TSN gigabitLe fabricant se semi-conducteur NXP vient de lancer une carte de développement fondée sur le microcontrôleur “crossover” i.MX RT1180, destinée aux applications d'automatisation industrielle, de robotique, de systèmes d’entrées/sorties déportées, de servovariateurs et d'informatique en périphérie (edge computing). Grâce à cette plate-forme baptisée FRDM-IMXRT1186, les développeurs pourront tirer parti des des caractéristiques de la puce i.MX RT1180, conçue pour gérer simultanément le contrôle en temps réel et les communications industrielles. Pour ce faire la carte FRDM-IMXRT1186 associe des capacités de traitement en temps réel, de mise en réseau industrielle et d'informatique en périphérie sur une plateforme unique. Rappelons que l’i.MX RT1180 annoncé par NXP dès 2022 (on connait la propension de la société à à présenter ses circuits très en avance de phase bien avant leur production en volume et leur disponibilité commerciale) intégrait pour la première fois la prise en charge du Gigabit TSN et de l'EtherCAT dans sa gamme de microcontrôleurs hybrides. Ce microcontrôleur repose sur une architecture hétérogène combinant un cœur Arm Cortex-M7 cadencé à 800 MHz pour le traitement applicatif et un cœur Arm Cortex-M33 cadencé à 300 MHz pour le contrôle en temps réel et les communications. La carte intègre de la mémoire HyperRAM (64 Mbits), HyperFlash (512 Mbits) et Flash QSPI (128 Mbits), ainsi que deux ports Gigabit Ethernet pour la commutation sur des réseaux TSN et deux ports Fast Ethernet pour la commutation EtherCAT ou TSN. Elle dispose également d'un port USB Type-C OTG et d'un émetteur-récepteur CAN, tandis que le débogage est assuré par un débogueur embarqué et un connecteur JTAG. Pour l'extension, la carte comprend notamment des connecteurs compatibles Arduino UNO R3. Selon NXP, les systèmes industriels gagnent en connectivité, en intelligence et en flexibilité grâce aux solutions définies par logiciel. En conséquence, les développeurs doivent de plus en plus prendre en charge des fonctionnalités telles que les réseaux déterministes, le contrôle en temps réel, la cybersécurité, l'informatique en périphérie (edge computing) et divers protocoles de communication industrielle, tout en réduisant les délais de développement. Pour répondre à ces évolutions, NXP estime que la carte de développement FRDM-IMXRT1186 qui est la première plateforme FRDM fondée sur la famille de ses microcontrôleurs “crossover” i.MX RT, permet d’associer les capacités industrielles de ce micrcontrôleur à l'accessibilité de l'écosystème des cartes FRDM. Pour rappel, les cartes FRDM de NXP permettent de faire du prototypage d’applications fondées sur les microcontrôleur MCXA (avec un coeur Cortex-M33) et l’i-MX95 PRO (sous Linux). Mais la FRDM-IMXRT1186 est la première carte FRDM fondée sur la série i.MX RT, constituant un point de départ accessible pour explorer les capacités du microcontrôleur “crossover” i.MX RT1180. En matière de support logiciel, la carte FRDM-IMXRT1186 est prise en charge par le SDK MCUXpresso de NXP qui inclut des exemples pour le système FreeRTOS et les réseaux EtherCAT. La carte prend également en charge le système temps réel Zephyr ainsi que des pilotes pour Ethernet et le CAN-FD, notamment. La prise en charge des réseaux industriels inclut les piles logicielles EtherCAT, Profinet, EtherNet/IP, Modbus TCP, TSN et OPC UA.
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