Emerson intègre de l’IA à son outil de test connecté en vue d’améliorer productivité et qualité de l’ingénierieLa société américaine Emerson fournisseur de systèmes de test et de mesure automatisés (technologies issues du rachat de NI en 2025), a décidé d’intégrer à son outil SystemLink, son logiciel d'intelligence artificielle Nigel AI. Celle-ci est une technologie d’intelligence artificielle (IA) optimisée pour les tests et conçue par Emerson pour répondre aux contraintes de rigueur intrinsèques aux environnements d’ingénierie de test. L’idée étant d’améliorer l’efficacité de ce type d’ingénierie grâce à une automatisation intelligente, tout en laissant le contrôle aux ingénieurs sur chacune leurs décisions techniques. Quant à NI SystemLink, il s’agit d’une plateforme centralisée qui permet de planifier, gérer et optimiser les tests. L’idée ici est, selon Emerson, d’accélérer le dépannage et la prise de décision grâce au contexte opérationnel et à des informations alimentées par l’IA. Grâce à cet apport, la planification connectée des tests et la programmation des ressources, associées à l’intégration de Nigel AI, permet d’accélérer le dépannage et de réduire jusque’à 95% du temps consacré aux rapports et à l’analyse dans les études clients. In fine, ces évolutions, selon Emerson, aident les équipes d’ingénierie à consacrer moins de temps à la recherche d’informations et davantage à la validation des produits, à la résolution des problèmes et à l’augmentation du débit des tests. « Les organisations d’ingénierie doivent livrer des produits toujours plus complexes sans ralentir les cycles de développement, commente Siddarth Sethi, vice-président des logiciels de test et d’analyse au sein de l’activité test et mesure d’Emerson. Dans ce cadre, NI SystemLink évolue pour devenir l’épine dorsale opérationnelle des équipes de test modernes, en reliant les données aux systèmes, aux équipements, aux calendriers et aux versions logicielles à l’origine de chaque résultat. Les ingénieurs peuvent ainsi comprendre non seulement ce qui s’est passé, mais aussi pourquoi. Ce qui permet de prendre des décisions plus rapidement et de rendre les opérations de test plus efficaces, avec aussi en ligne de mire la création d’une maintenance d’une infrastructure personnalisée. » D’un point de vue général, dans des secteurs tels que les semi-conducteurs, l’aérospatiale et la défense, l’automobile et l’électronique, les équipes d’ingénierie s’appuient sur les tests pour valider les performances, la qualité et la fiabilité des produits tout au long de leur cycle de vie. Or, à mesure que les produits se complexifient et que les exigences augmentent, ces équipes d’ingénierie peinent souvent à relier les résultats des tests au contexte opérationnel nécessaire pour comprendre les défaillances, identifier les changements et prendre des décisions éclairées, estime Emerson. A ce niveau, les données de test seules, note Emerson, ne fournissent pas suffisamment d’informations pour comprendre l’origine d’une défaillance. Les ingénieurs doivent donc corréler les résultats avec l’état des équipements, les versions logicielles, les calendriers de test, les configurations et l’historique des workflows stockés dans plusieurs systèmes. SystemLink aide ici à intégrer le contexte opérationnel aux résultats des tests en réunissant les données, les équipements, les logiciels et les workflows dans un environnement unique. Les ingénieurs peuvent ainsi identifier plus rapidement les causes profondes d’une défaillance et prendre des décisions plus éclairées. Ce qui réduit le temps consacré à la recherche d’informations et a permis à certaines organisations de réaliser jusqu’à deux fois plus de tests par jour. Ainsi, la planification connectée des tests et la programmation des ressources liées à l’utilisation de l’IA, peut aider les équipes à coordonner les équipements, les ressources et les activités de test dans l’ensemble du laboratoire et à améliorer l’utilisation et réduire les goulots d’étranglement. Avec une visibilité opérationnelle prête à l’emploi - tableaux de bord, workflows préconfigurés - qui accélèrent le déploiement tout en conservant, selon Emerson, la flexibilité nécessaire pour évoluer selon les besoins.
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