Iten ouvre la voie à des implants médicaux autonomes de classe III avec des batterie miniaturisées sans électrolyte liquide

La société française Iten, focalisée dans le développement et la production de solutions de stockage d’énergie “tout solide” i.e sans recours à un elctrolyte liquide, annonce qu’elle participe activement au au projet collaboratif Solimed qui s'inscrit dans l’initiative européenne Tech4Cure, menée dans le cadre d’un des PIIEC (Projets Importants d’Intérêt Européen Commun) santé.

Une initiative qui vise, selon Iten, à accélérer le développement de technologies médicales stratégiques et à renforcer la souveraineté technologique européenne.

Dans ce cadre, Iten travaille à l’adaptation de sa technologie de stockage d’énergie - notamment des microbatterie Li-Ion céramique - aux contraintes spécifiques des implants médicaux de longue durée.

L’objectif est de concevoir des solutions plus compactes, plus fiables et rechargeables sans fil, tout en garantissant un haut niveau de sécurité, afin d’améliorer la qualité de vie des patients. En d'autres termes, l'idées est de recourir à terme des dispositifs gestion de l’énergie plus petits, plus sûrs, plus autonomes conçus pour fonctionner durablement dans le corps humain.

La première application concerne les dispositifs implantables d’assistance cardiaque, développés en collaboration avec un acteur français de la MedTech. À plus long terme, cette technologie pourrait également répondre aux besoins des neurostimulateurs, des implants auditifs, des pompes implantables et de nombreux autres dispositifs médicaux actifs.

Contrairement aux batteries conventionnelles, la technologie développée par Iten repose sur une architecture entièrement solide, sans électrolyte liquide ni matériau organique. Une approche qui élimine les risques d’échauffement, d’emballement thermique et d’inflammabilité associés aux batteries classiques, tout en améliorant leur stabilité et leur durée de vie.

Elle réduit également les phénomènes de gonflement déterminants pour des dispositifs destinés à rester implantés dans le corps humain pendant de nombreuses années.

Dans ce cadre, le programme prévoit également le développement de solutions de recharge rapide sans fil transcutané, ainsi que de nouveaux matériaux biocompatibles destinés à protéger les batteries implantées.

Au-delà de l’assistance cardiaque, Iten identifie un potentiel important sur l’ensemble du marché des dispositifs médicaux implantables de classe III. Les exigences particulièrement élevées de ces applications doivent aussi permettre à l’entreprise d’accélérer le développement de ses futures solutions de stockage d’énergie.

« Le stockage de l’énergie constitue l’un des principaux verrous au développement d’implants toujours plus petits, plus performants et plus durables, explique Vincent Cobee, le CEO d’Iten. En adaptant notre technologie aux dispositifs médicaux de classe III, notre ambition est de contribuer à lever ce verrou et à accélérer l’émergence d’une nouvelle génération d’implants. Cette avancée démontre la capacité de l’écosystème français, avec ses partenaires européens, à développer des technologies stratégiques pour la médecine de demain. »

Pour rappel, les microbatteries de la société s’appuient sur une architecture d’électrode entièrement en céramique. Elles présentent des densités de puissance environ mille fois supérieures à celles des piles boutons conventionnelles, pour une épaisseur aussi fine que celle de deux cheveux. Compatibles avec les procédés de fabrication automatisés de l’industrie électronique, puisqu’elles se présentent sous la forme de composants CMS, ces microbatteries permettent de répondre notamment aux objectifs de miniaturisation des objets connectés et communicants (capteurs IoT, cartes à puce, etc.).

Au-delà de leurs performances techniques - avec des capacités comprises entre 50 et 500 µA.h, une recharge à hauteur de 80% en moins de 5 minutes, des courants pics délivrés de 30 à 50 mA -  les microbatteries Li-Ion céramiques d’Iten ne contiennent aucuns métaux lourds, et sont entièrement rechargeables et recyclables.

Basée à Dardilly, près de Lyon, Iten se se positionne comme un des rares acteurs dans le monde a être en capacité de produire industriellement cette technologie en maîtrisant l’ensemble de la chaîne de la conception et production.

Iten qui détient plus de 200 brevets a levé 80 millions d’euros fin 2022 auprès de BPI France, du Groupe SEB, d’Innovacom, d’Eren Groupe et de Habert Dassault Finance.