Avec les spécifications CopprLink, la portée des liens PCIe 5.0 et PCIe 6.0 sur câblage de cuivre va atteindre deux mètres

[EDITION ABONNES] L’organisme PCI-SIG, qui préside aux destinées du standard PCI Express (PCIe), vient de publier deux spécifications visant à assurer la transmission de signaux PCIe à 32 gigatransferts/s (PCIe 5.0) et 64 gigatransferts/s (PCIe 6.0) sur du câblage en cuivre et ce sur des distances pouvant atteindre un ou deux mètres. Baptisées CopprLink Internal Cable et CopprLink External Cable, ces spécifications, qui reprennent des formats de connecteurs standard bien établis sur le marché, portent respectivement sur des liaisons au sein d’un système et sur des connexions entre racks.

« Les spécifications CopprLink Cable offrent une portée de transmission plus élevée ainsi qu’une flexibilité en matière de topologie, indique Al Yanes, président et chairman du PCI-SIG. Les câbles CopprLink sont destinés à évoluer en conservant les mêmes formats de connecteur, à s'adapter aux futures générations de la technologie PCIe et à répondre aux demandes des applications émergentes. » Le groupe de travail Electrical du PCI-SIG a ainsi entamé des réflexions sur les câbles CopprLink pour la technologie PCIe 7.0 à 128 gigatransferts/s, dont la publication est attendue en 2025.

Dans le détail, la spécification CopprLink Internal Cable retient le format de connecteur SNIA SFF-TA-1016 pour une portée maximale d’un mètre dans un seul système. Elle cible notamment les connexions entre carte mère et carte d’extension, entre carte mère et fond de panier, entre puces ainsi qu’entre carte d'extension et fond de panier dans une plate-forme de serveur autonome. Applications ciblées : les systèmes de stockage et nœuds de traitement dans les centres de données.

La spécification CopprLink External Cable reprend quant à elle le format de connecteur SNIA SFF-TA-1032 pour une portée maximale de deux mètres dans les connexions de rack à rack. Un tel lien peut être mis en œuvre entre des structures CPU et des systèmes de stockage, des sous-systèmes mémoire ou des accélérateurs, ainsi qu’entre accélérateurs dans des plates-formes de serveur "désagrégées". En particulier dans des applications d’intelligence artificielle ou d’apprentissage automatique (AI/ML).

Des sociétés comme Astera Labs, Lightelligence, Molex et Samtec ont déjà apporté leur soutien aux nouvelles spécifications.