Les ventes unitaires d’assistants vocaux pour l’automobile vont croître de près de 25% par an en moyenne d’ici à 2033[EDITION ABONNES] La forte demande mondiale en matière de connectivité automobile et l’hésitation des consommateurs à payer pour des abonnements afférents ont obligé les constructeurs de véhicules à explorer d’autres voies pour générer des revenus grâce à la connectivité. Dans ce cadre, indique la société d’études ABI Research, la valeur ajoutée associée aux assistants vocaux embarqués permet aux constructeurs de répondre aux besoins d'infodivertissement des consommateurs et de générer du chiffre d’affaires au travers de nouveaux cas d’usage comme les fonctionnalités à la demande (FoD) payantes, l’accès à des magasins d'applications et les paiements de services à bord. Selon la société d’études, ces cas d'usage en constante augmentation porteront les ventes unitaires d’assistants vocaux embarqués à 116 millions dans le monde, avec un taux de croissance moyen de 24,4% par an d’ici à 2033. « L'intégration de services de paiement et d'un plus grand nombre d'applications tierces dans des magasins d'applications embarqués tels que Ignite Store de Harman ou Twine4Car d’Access, le tout associés à des fonctionnalités d’assistance vocale plus sophistiquées, va générer des services plus immersifs et plus pratiques pour les utilisateurs, indique Abujayed Miah, analyste spécialiste de la mobilité intelligente et de l'automobile chez ABI Research. La valeur ajoutée qui en découlera permettra de lutter contre les désabonnements à l'infodivertissement connecté que les constructeurs automobiles constatent souvent après des périodes d'essai gratuites. » La société d’études estime que la connectivité cellulaire sera intégrée dans 60% des véhicules neufs vendus en 2024, soit 50,62 millions d'unités. Dans le même temps, les abonnements associés aux voitures connectées devraient dépasser les 300 millions pour la première fois en 2024, dont 65% d’abonnements de type télématique grand public embarquée et 116 millions d’abonnements d'essai gratuits. « Nous tablons sur 203 millions d'abonnements payants, répartis entre 19 millions d'abonnements d'infodivertissement et 183 millions d'abonnements télématiques grand public. Générer davantage d’abonnements de connectivité payants sera essentiel pour stimuler la croissance des véhicules définis par logiciel », ajoute Abujayed Miah. Les abonnements à l'infodivertissement n'ont jusqu'à présent pas réussi à générer des revenus significatifs pour les constructeurs automobiles, précise encore ABI Research, mais les expériences immersives rencontrent plus de succès dans la voiture au fur et à mesure de l’intégration d’afficheurs plus grand et de plus haute résolution dans le véhicule. Un nombre croissant de constructeurs se concentrent d’ailleurs sur la fourniture de fonctionnalités de vidéo à la demande et de jeux dans leurs véhicules, à l’instar de Mercedes-Benz avec son système multimédia MBUX. Alors que la connectivité approche de la saturation sur les marchés développés et continue de croître rapidement dans les régions en développement, offrir une valeur compétitive avec des services et des fonctionnalités supplémentaires est primordial pour soutenir cette expansion, estime ABI Research. « La connectivité embarquée n'est plus une option, et pour que les parties prenantes puissent soutenir la transition vers les véhicules définis par logiciel, l'industrie doit innover pour trouver les fonctionnalités pour lesquelles un client est prêt à payer au-delà du point de vente », conclut l’analyste d’ABI Research. Vous pouvez aussi suivre nos actualités sur la vitrine LinkedIN de L'Embarqué consacrée au marché automobile : Embedded-Automotive |