L’espagnol Sateliot va fournir ses nanosatellites au projet européen Ether qui développe un cadre pour les réseaux 6G hybrides[EDITION ABONNES] Créé fin 2018, l’opérateur de télécommunications espagnol Sateliot, dont l’ambition est d’offrir aux objets connectés une couverture satellite en 5G là où les réseaux terrestres brillent par leur absence ou montrent des lacunes (lire notre article), a rejoint le projet européen Ether (sElf-evolving terrestrial/non-Terrestrial Hybrid nEtwoRks) dont l’ambition est de fournir « un cadre pour le futur écosystème des réseaux 6G terrestres et non terrestres ». Lancé officiellement en début d’année et financé à hauteur de 3,5 millions de dollars, le projet réunit aujourd’hui une quinzaine de partenaires (industriels, PME, universités, centres de recherche) et a pour objectif de définir une architecture multicouche et unifiée pour la connectivité satellitaire, terrestre et aérienne en tirant parti des technologies d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique (IA/ML) pour optimiser ce « réseau des réseaux » hétérogène, particulièrement complexe. L’idée est notamment de définir des solutions pour une interface d’accès radio (RAN) unifiée et durable, adaptée à ce réseau intégré terrestre et non terrestre, mais aussi de concevoir un framework reposant sur l’IA pour une gestion et une orchestration auto-évolutives du découpage réseau (network slicing) de ce même réseau intégré. Dans ce cadre, Sateliot fournira au projet Ether sa constellation de nanosatellites qui pourra ainsi constituer une base pour expérimenter la standardisation et l'interopérabilité entre son réseau en orbite et le réseau au sol grâce à la mise en œuvre de la technologie d’accès radio unifié ainsi définie. Ce « réseau des réseaux », constitué d’infrastructures terrestres et spatiales, ainsi que l’utilisation de l’IA et de l’apprentissage automatique, pourront in fine apporter la connectivité 5G et 6G aux zones rurales actuellement non couvertes par une infrastructure cellulaire, ce qui est le cas aujourd’hui de 25 millions de citoyens européens. Par ailleurs, des secteurs tels que l’agriculture, la logistique ou le transport maritime pourraient bénéficier des retombées du projet Ether. « En entrant dans le projet, Sateliot franchit un cap en venant se positionner en première ligne dans le domaine de l'intégration des réseaux, s’est réjoui Marco Guadalupi, le directeur technique et cofondateur de Sateliot. Ether est particulièrement ambitieux dans sa volonté d’unifier différents réseaux et d’utiliser l’IA et le Machine Learning, dont les effets sur notre société et l'industrie sont plus tangibles que jamais. » Le projet est financé dans la pratique dans le cadre de la structure commune (JU, Joint Undertaking) Smart Networks and Services (SNS), qui, au sein du programme de recherche et d'innovation Horizon Europe de l'Union européenne, vise à assurer le leadership industriel de l'Europe dans les domaines de la 5G et de la 6G. On rappellera que Sateliot a récemment mis en orbite ce que la société présente comme le premier nanosatellite LEO (Low Earth Orbit) conforme au standard 5G NB-IoT tel que défini dans le volet "IoT over NTN" (Non Terrestrial Network) de la Release 17 des spécifications 3GPP. C’est le premier d'une constellation qui sera constituée à terme de 250 satellites placés en orbite terrestre basse qui agiront in fine comme des stations de base cellulaires depuis l'espace. Outre Sateliot, le projet Ether, lancé pour une durée de trois ans, réunit des sociétés comme Avanti Communications (Grande-Bretagne), Collins Aerospace, Martel Innovate (Pays-Bas), Nearby Computing (Espagne), Net AI Tech (Grande-Bretagne), Orange et Ubiwhere (Portugal). Vous pouvez aussi suivre nos actualités sur la vitrine LinkedIN de L'Embarqué consacrée aux réseaux LPWAN et 5G pour l’Internet des objets : LPWAN & 5G Vous pouvez aussi suivre nos actualités sur la vitrine LinkedIN de L'Embarqué consacrée au marché de l'aérospatial et de la défense : Embedded-Aerospace |