Plus de 70 000 terminaux pour liaisons optiques entre satellites seront en orbite d’ici à 2031[EDITION ABONNES] Alors que les communications entre satellites par liaisons optiques deviennent irrésistiblement un moyen de transmission privilégié dans l'espace, un nouveau marché dynamique s’ouvre pour les terminaux optiques de communication entre satellites, porté par le nombre croissant de constellations large bande en orbite non géostationnaire. Tel est le constat de la société Euroconsult dans la première édition d’un rapport intitulé "Optical Communications Market". La transmission de données par voie optique offre de nombreux avantages potentiels aux opérateurs de satellites, rappelle la société d’études, en particulier des débits plus élevés, essentiels pour gérer l'augmentation continue de la demande d'échange de données au niveau mondial. Un autre avantage clé est lié à l'étroitesse des faisceaux lumineux, ce qui complexifie leur interception et contribue à assurer la sécurité des informations. L'incohérence des sources optiques réduit également considérablement les interférences entre systèmes de communication, un impératif essentiel pour les grandes constellations de satellites. Selon Euroconsult, les principaux opérateurs de constellations de satellites sont particulièrement conscients des avantages pour les communications inter-satellites que de basculer des ondes électromagnétiques radiofréquences vers des liaisons optiques ou laser. Mais il reste des défis technologiques clés à relever avant une adoption généralisée, comme la fiabilité des liaisons, une caractéristique régie par la précision de visée des faisceaux optiques. Cela dit, Euroconsult note que, parmi les trois catégories d'applications pour les terminaux de communication optique, les liaisons inter-satellites sont largement dominantes, en raison de leur adoption croissante par les constellations à large bande en orbite non géostationnaire (NGSO). Selon la société d’études, les terminaux pour liaisons optiques inter-satellites (OISL) devraient ainsi dépasser les 70 000 unités en orbite d'ici à 2031. Au-delà, les liaisons optiques vont être aussi mises en œuvre dans des services spatiaux de relais, généralement pour transférer des données entre satellites gravitant sur des orbites différentes. Des sociétés telles que le californien Skyloom, créé en 2017, ont été fondées pour proposer de tels services, note Euroconsult. Bien que moins de dix satellites capables de relayer les données étaient en orbite fin 2021, le nombre de terminaux optiques pour ce type de communications devrait augmenter constamment au cours de la décennie pour atteindre 250 unités d'ici à 2031. Ce sont les fournisseurs de données d'observation de la Terre qui devraient principalement stimuler cette croissance, précise la société d’études. Des terminaux de communication optique seront également mis en œuvre dans les liaisons directes avec la Terre (DTE, Direct-to-Earth) mais, compte tenu des contraintes physiques pour de telles communications, la technologie n'est pas encore mature, souligne Euroconsult, et des efforts de développement sont actuellement menés par la plupart des équipementiers. (C'est le cas par exemple du français Cailabs.) La société d’études estime toutefois que cette technologie devrait équiper un nombre croissant de satellites à partir de 2025 pour représenter environ 450 unités d'ici à 2031, couvrant la plupart des applications satellitaires. Vous pouvez aussi suivre nos actualités sur la vitrine LinkedIN de L'Embarqué consacrée au marché de l'aérospatial et de la défense : Embedded-Aerospace
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