L’interface pour capteurs Mipi I3C peut désormais servir aussi de connexion pour le test et le débogage[EDITION ABONNES] L'alliance Mipi, organisme industriel qui édicte des standards pour liaisons entre composants au sein des terminaux mobiles, nomades et embarqués, annonce la disponibilité publique de la version 1.0 de la spécification Mipi Debug for I3C qui autorise désormais le débogage et le test via l'nterface I3C ...(initialement développée pour les capteurs) dans les équipements 5G, IoT (Internet des objets), automobiles et autres. Cette spécification, qui s’appuie sur le bus de données et de contrôle Mipi I3C v1.1 (et sa version « allégée » Mipi I3C Basic v1.0), doit permettre aux concepteurs système de déboguer et de tester de manière efficace et dynamique les processeurs d'application, les circuits intégrés de gestion de l'alimentation, les modems et autres puces-systèmes au travers de l'interface Mipi I3C à faible bande passante, qui nécessite un nombre minimal de broches. Publiée dans sa version 1.0 début 2017, la spécification Mipi I3C, rappelons-le, a été conçue pour relever les défis qui se posent aux concepteurs confrontés à la nécessité d’intégrer une multitude de capteurs au sein de smartphones, de dispositifs électroniques portés sur soi, d'objets connectés, d'équipements automobiles et plus globalement de systèmes embarqués. Elle est censée faciliter l’intégration de capteurs du type accéléromètre, écrans tactiles, caméras ToF (Time-of-Flight), capteurs à ultrasons, transducteurs, actionneurs, capteurs biométriques ou environnementaux… dans des environnements aux très faibles dimensions, éviter la fragmentation du marché, minimiser le nombre de broches et limiter la consommation d’énergie au niveau système. « Mipi Debug for I3C surmonte les limites des solutions à faible bande passante actuellement disponibles et fournit une interface simple, évolutive et suffisamment flexible pour être utilisée dans divers scénarios tout au long du cycle de vie d'un produit », affirme Joël Huloux, le président de l’organisme industriel. Selon l’alliance Mipi, les interfaces historiques à faible bande passante telles que JTAG/cJTAG, I2C ou UART sont structurées de manière statique et imposent des limites à l'accessibilité des composants et des périphériques pour le débogage, par exemple, lorsqu'ils sont en mode basse consommation. Mipi Debug pour I3C dépasse ces restrictions en s'appuyant sur les fonctionnalités clés de la spécification Mipi I3C v1.1. En ce sens Mipi Debug for I3C offre une connectivité vers de multiples composants sur des topologies de débogage spécifiques ou de bus partagés, ne nécessite que deux fils, s’accommode de plusieurs points d'entrée et maintient un réseau même lorsque les composants désactivés se déconnectent du réseau, puis se reconnectent après une remise sous tension. Dans la pratique, l'interface transporte les informations de contrôle et les données de débogage entre un système de débogage et de test (DTS) et un système cible (TS). Le TS expose plusieurs interfaces/ports de débogage à partir d'une seule connexion physique, et le DTS envoie ensuite des requêtes d'action génériques ou ciblées (arrêt, réinitialisation, etc.). Les indications d'événement peuvent être envoyées via des interruptions intrabande (IBI) et la communication se fait sur des ports d'interface de streaming prédéfinis et orientés octets qui peuvent prendre en charge différents protocoles. Pour ce faire, aucun contrôleur I3C spécial n'est requis, assure l’alliance Mipi. « Les interfaces à faible bande passante pour le débogage et la trace sont de plus en plus incontournables avec la prolifération de produits de plus en plus compacts et soumis à des contraintes de consommation de plus en plus fortes, mais ces nouveaux cas d'usage ont révélé de sévères lacunes dans les solutions actuellement disponibles, ajoute Enrico Carrieri, président de groupe de travail Mipi Debug. La spécification Mipi Debug for I3C gère de manière unique la topologie réseau de façon dynamique et elle est donc parfaitement adaptée aux défis auxquels sont confrontés aujourd'hui les équipes de conception et de développement. » |