Ambiq divise par deux et abaisse à 3 µA/MHz la consommation de ses puces-systèmes ultrasobres

[EDITION ABONNES] Connue pour ses microcontrôleurs, puces-systèmes et horloges temps réel à ultrabasse consommation, la société américaine Ambiq lance avec les SoC Apollo4, la quatrième génération de ses processeurs bâtis sur la technologie brevetée Spot (Subthreshold Power Optimized Technology). ...Une technologie qui vise à réduire la consommation énergétique des semi-conducteurs en permettant un fonctionnement des transistors à des tensions « sous le seuil », abaissant de ce fait le niveau de tension nécessaire pour déclencher la commutation au sein des circuits.

En passant à un procédé de fabrication TSMC 22 nm ULL (Ultra-Low Leakage), contre 40 nm pour la génération précédente, et en intégrant de la mémoire MRam dans les SoC Apollo4, Ambiq affirme avoir atteint une consommation de seulement 3 µA/MHz, deux fois inférieure à celle des Apollo3.

Architecturées autour d’un cœur 32 bits Arm Cortex-M4F et cadencées à une fréquence maximale de 192 MHz (en utilisant le procédé TurboSpot), les puces Apollo4 peuvent agir en tant que processeurs d’application ou coprocesseurs au sein d’équipements d’extrémité fonctionnant sur pile ou batterie comme les montres intelligentes, les bracelets de fitness, les traceurs pour animaux, les télécommandes vocales en champ lointain, les dispositifs de santé et de maintenance prédictifs, les équipements de sécurité intelligents ou les appareils de la maison connectée.

Les derniers-nés des SoC d’Ambiq embarquent également jusqu’à 2 Mo de MRam et 1,8 Mo de DRam, ainsi qu’un accélérateur graphique 2D/2,5D et une interface pour afficheur Mipi DSI 1.2 qui peut véhiculer deux liens à 500 Mbit/s chacun. Les puces Apollo4 disposeraient ainsi de suffisamment de puissance de calcul et de capacité de stockage pour exécuter des algorithmes et des réseaux de neurones complexes tout en prenant en charge des interfaces graphiques haut de gamme. De la mémoire externe peut toutefois être ajoutée par l’intermédiaire des interfaces SPI et eMMC des SoC, qui intègrent également de multiples interfaces audio et un microphone analogique à ultrabasse consommation pour un traitement vocal toujours actif.

A noter qu’Ambiq propose également sous la référence Apollo4 Blue une puce qui embarque en sus un bloc radio Bluetooth Low Energy 5 compatible avec le débit de 2 Mbit/s et les technologies de détection de direction AoA (Angle of Arrival) et AoD (Angle of Departure) pour les applications toujours actives.

Créée en 2010, la société Ambiq affirme qu’à ce jour plus de 75 millions de produits équipés de ses circuits ont été commercialisés dans le monde.

Schéma synoptique de la puce-système Apollo4