Internet des objets : ST parie sur l’avenir des micropaiements via la technologie de registre distribué DLT[EDITION ABONNES] La fondation IOTA, qui développe et promeut la technologie de registre distribué (DLT, Distributed Ledger Technology) du même nom, a révélé travailler avec STMicroelectronics pour créer une nouvelle façon de monétiser l’Internet des objets. ...L’idée ici est de donner aux développeurs qui utilisent un microcontrôleur STM32, et qui officient sur des marchés comme l’énergie, la logistique ou d’autres, la capacité de transmettre, acheter ou vendre des données utiles, associées par exemple à des capteurs, à la gestion de l’alimentation, à la connectivité ou à l’audio. Et ce via des technologies embarquées comme Bluetooth Low Energy et une solution robuste, simple et peu onéreuse. La technologie de registre distribué IOTA, présentée comme une solution pair-à-pair totalement distribuée sans frais de transaction, s’appuie sur un protocole qui n’utilise pas une chaîne de blocs (blockchain) mais un graphe orienté acyclique (Directed Acyclic Graph) appelé Tangle. Il n’y a donc pas de « blocs » dans Tangle, ni de « chaîne » linéaire. Une telle architecture supprimerait la nécessité de temps de validation des blocs avec un débit de transactions théoriquement plus rapide à mesure que le nombre de transactions du réseau augmente. D’où une mise à l’échelle qui ne poserait a priori pas de problème…
La technologie, précise STMicroelectronics, permet même la mise en place de micropaiements sans qu’il y ait besoin d’un intermédiaire de confiance de quelque sorte que ce soit. L’extension X-Cube-IOTA1, qui est fournie avec des exemples d’implémentation du middleware IOTA sur une carte de développement Nucleo-F429ZI ou Nucleo-F746ZG, est bâtie sur la technologie logicielle STM32Cube afin de faciliter le portage du code sur différents microcontrôleurs STM32, précise encore ST. « Alors que le hardware spécialisé joue un rôle capital sur le marché de l’Internet des objets, il nous faut travailler avec des sociétés comme STMicroelectronics pour étendre notre mission qui consiste à aller au-delà de la blockchain avec la première plate-forme à registre distribué DLT qui soit complètement décentralisée, facilement échelonnable et accessible sans frais de transaction », indique Holger Köther, directeur en charge des partenariats de la fondation IOTA. Pour rappel, la technologie IOTA, qui est à la fois une cryptomonnaie expérimentale et un protocole ayant pour objectif de fournir un moyen de paiement sécurisé pour la monétisation de données entre les appareils IoT, a été développée par David Sønstebø, Sergey Ivancheglo, Dominik Schiener, et Sergueï Popov. La fondation IOTA, quant à elle, a été créée en Allemagne en 2017 pour en superviser le développement et la proposer en open source aux développeurs. L’organisme, qui a reçu un investissement conséquent de Robert Bosch Venture Capital en 2018, est également membre de plusieurs initiatives industrielles visant à populariser l’usage de la blockchain et les technologies apparentées à l’instar du consortium Mobi (pour l’automobile et les transports) et de la Trusted IoT Alliance (pour un Internet des objets sécurisé). |